Ambiance du jour

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samedi 28 janvier 2012

La rocaille du jardin




Quand j'évoque la rocaille du jardin, en fait, il s'agit plutôt d'un espace pentu, plus ou moins
raide, qui n'abrite pas de plantes alpines, ni rares, encore moins exotiques
ou fragiles.
Ce sont des espèces solides, souvent persistantes, installées en toute liberté, capables de fixer
le sol rapidement par un système racinaire puissant.
Cet espace a beau gardé de nombreux attraits en période hivernale, il est heureusement beaucoup plus
séduisant à la belle saison !


Cette pente a été conçue pour rester décorative toute l'année.
Je me suis permise bien des fantaisies et même des audaces.
Chamaécyparis, Cupressus et Junipérus de moyen développement, sont les
variétés de conifères qui peuplent cet espace.
Des arbustes à floraison estivale, rosiers et plantes vivaces participent à une
joyeuse farandole.
Après cette vue d'ensemble, revenons au départ !


Dans cet espace situé à gauche de l'allée principale, le cotinus coggygria "Grâce" ponctue le départ.
En juillet,  l'hydrangéa paniculata "Kyushu"
et la salicaire forment un duo qui peut paraître étrange mais sympathique à mes yeux!


Profitant de l'ombrage d'un pin parasol, après la floraison de l'azalée japonaise
"Gilbert Mullier", les feuillages révèlent leur beauté.


Lorsque l'azalée est en fleurs, le feuillage de la jeune heuchère "Encore"
s'oppose à la frondaison du millepertuis "Golden Beacon"


Un peu plus tard le rhododendron "Anna Rose Witney" se couvre de fleurs. 


Fin juin,  l'hémerocalle  "By Myself" et quelques annuelles comblent "les trous"
en apportant des couleurs au massif.
Pour donner un esprit rocaille à l'ensemble, mais surtout pour éviter les érosions, j'ai installé
quelques pierres autour des plantes imitant un éboulis.


Au même endroit, en juillet, on retrouve le feuillage panaché du cornus alba "Sibirica Variégata".
L'hydrangéa paniculata "Early Sensation" dévoile ses plus belles hampes florales auprès
des fleurs de Liatris.


















A la fin du printemps, de part et d'autre du rosier "Emera", des "couvre-sol" chevauchent 
le muret.


Le pentsémon, plante vivace très florifère accompagne les rosiers pendant trois
ou quatre étés.
Je n'attends jamais que cette plante s'épuise pour la bouturer.

Les grandes hampes d'un delphinium se marient très bien avec les rosiers.
Bien cultivé, il fleurit deux fois, et ce plant reste en fleurs pendant plusieurs semaines.


La pente s'élève et la rocaille s'élargit.
Les plantations ou le désherbage deviennent périlleux.
Les essences retenues n'ont pas terminé leur croissance, beaucoup d'espaces demandent
encore un peu de temps pour être comblés.
On découvre la floraison du rosier "Bonica" et "Lavender Friendship" offre ses bouquets.


Encore quelques pas pour découvrir  "l'Erysimum Bowles mauve".
Cette giroflée arbustive reste en fleurs jusqu'à la fin de l'été.


Quelques mètres plus loin, en juillet, la campanule lactiflora "Loddon Anna" occupe
l'espace sur plus d'un mètre carré.
A cette époque de l'année, le Nandina est vert chartreux.
Le feuillage juvénile du lonicéra nitida "Lémon Beauty" brille de tous ses éclats.
Nous avons parcouru 30 mètres environ.
Une trentaine de mètres restent à découvrir dans un prochain message avec de nouvelles
essences.


Très bon week- end à tous.




mardi 24 janvier 2012

Heuchère "Palace Purple"


Ce matin, la douceur du climat règne à nouveau !
Entre journées froides et clémentes, les arbustes et les vivaces à feuillage persistant sont
précieux en ce moment pour éclairer le jardin.
L'heuchère "Palace Purple est une belle vivace à feuillage persistant qui ose affronter
les caprices de la météo.
Mais retrouvons notre belle au printemps dans son décor !







"Palace Purple" a beau être traditionnelle, ce "Désespoir des peintres", tant apprécié des
jardiniers, m'émerveille toujours lorsque l'ampleur et l'éclat de son feuillage
 pourpré tonifie le massif.
Son charme tient à son aspect très naturel, même si aujourd'hui le nombre de variétés
s'accroît chaque année, proposant des nouvelles espèces colorées qui permettent
de nombreuses associations.
Dans un des massifs, cette formidable plante couvre-sol, haute d'une quarantaine de 
centimètres, parfaite en bordure, aime la compagnie !
Une exigence facile à satisfaire !
De part et d'autre, "Miss Purple" côtoie une Alchemille Mollis et l'hémérocalle
"Stella De Oro".



L'heuchère "Palace Purple" se débrouille dans un sol parfaitement drainé.
Elle vit sans caprices trois ou quatre ans !
A la fin de l'été dernier, pour éviter que le plant ne devienne disgracieux, il a été régénéré.
Après avoir coupé le rhizome à sa base, les éclats prélevés à la périphérie sont installés dans un
mélange de tourbe et de sable.
Trois semaines plus tard, les premières racines apparaissent.
Les plants sont conservés à l'abri pendant cet hiver.
Dans quelques jours, je les rempoterai dans des godets plus grands et un substrat plus riche.



Le long d'une autre allée, associé à un buis à feuillage panaché, on retrouve notre "Miss".
Au coeur de l'hiver,ce duo à feuillage persistant contribue à sauver l'apparence du jardin.
A la fin de l'automne notre tandem a perdu un troisième compagnon trop frileux
qui préfère passer l'hiver en sous sol.
















Au printemps quand cette heuchère se pare de ses couleurs printanières, elle retrouve l'hosta
"Bressigham Blue".




Au premier plan, on perçoit  le trio !
Au moment de la floraison de l'hydrangéa paniculata "Early Sensation, L'heuchère  révèle ses
fleurettes que j'utilise pour agrémenter les bouquets.


Dans le concert des couleurs estivales, "Palace Purple" a encore sa note à jouer. 
Pour festonner le massif, dans sa robe pourprée, en juillet , elle vibre sous le soleil
auprès d'un coréopsis.









Villa "Ephrussi de Rotschild  Saint Jean Cap Ferrat (06)


Très belle journée à tous


vendredi 20 janvier 2012

Le jardin en janvier


En quelques heures, le froid s'est installé dévoilant le véritable
visage du jardin en janvier.
Avec février, ce sont les deux mois le plus froid.
Par tous les temps, chaque matin, je sors au jardin, parfois, pour une simple
visite, mais je m'interdis de fouler et de piétiner ce beau
tapis blanc.









Beaucoup d'arbustes à feuillage persistant structurent le jardin et le
rendent  attrayant toute l'année.
Recouvert de givre, le bambou sacré ne perd pas de son prestige !
Bien au contraire ! Il l'amplifie !
Un leucothoe scarletta "Zeeblid" me comble en particulier l'hiver lorsque
son feuillage adopte de très jolies teintes.
Je vais patienter jusqu'au printemps pour découvrir les jeunes pousses
rose crevette du pièris japonica "Flaming Sylver".
Ce matin, sous le givre, son feuillage est tout recroquevillé.
Protégé par un rhododendron, dans le sol drainant du jardin, le choisya
ternata "Sundance" traverse l'hiver sans problème.


En robe d'hiver, deux petits conifères bleus, très nains, saupoudrés de
givre, vibrent sous le soleil .







Un rhododendron à feuillage panaché est rentré en léthargie.
Il dévoile de gros boutons joufflus qui augurent une floraison
exquise comparable à celle du printemps dernier.



Entre le petit matin et la mi-journée, la nature a repris ses droits.
Le soleil brille, et ses rayons réchauffent un peu l'atmosphère.
Dans une douceur très relative, certes, je trouve toujours quelques
travaux de jardinage à réaliser pendant ce mois de janvier.
Quelques branches de rosier nécessitent des liens, dans les allées les
dernières feuilles mortes sont enlevées, et pour réaliser
au printemps de nouvelles associations, tous les plus
doux rêves sont permis, ou bien encore...


Brosser les arbres pour ôter les mousses.


Tous les jours, je nourris nos amis à plumes


Et quand le froid s'accentue, à l'abri, je démarre des semis de plantes
 annuelles sensibles au froid et à croissance lente.
Autre activité du moment, des boutures préparées en septembre dernier
sont rempotées dans des godets de taille supérieure.


A l'arrière de la maison, les massifs sont prêts à recevoir au printemps
des plantations de vivaces et de fleurs annuelles.
Avant l'arrivée du froid , j'ai rependu un fertilisant organique et un
engrais de fond (15.30).
Soit 15 pour cent de phosphore qui favorise la croissance, le
développement racinaire, la rigidité des tissus,
la fécondation.
Et 30 pour cent de potasse qui active la photosynthèse, permet
une meilleure résistance aux maladies et au froid et assure
une meilleure résistance à la sécheresse.



Lac "Léman" depuis Evian.


Très belle journée à tous


mardi 17 janvier 2012

Cupressus macrocarpa "Goldcrest"

 





Installé en sujet isolé, le cupressus macrocarpa "Goldcrest"
ponctue le départ de l'allée qui conduit à la maison.
En septembre dernier, ce cyprés a été relooké .
Des pierres plates coupées à la demande l'entourent .
Cet espace de verdure occupe la partie centrale du jardin.




















Pour la petite histoire.
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Détournés de notre chemin habituel, le hasard nous a conduit vers une
pépinière peuplée de conifères proposés à la vente.
De beaux sujets, sains, parfaitement alignés directement dans la terre.
De son propre aveu, le propriétaire des lieux a choisi d'élever
ses arbres "à la dure"dans des paniers ajourés, fichés dans le sol.

Toutes les espèces sont mises à la disposition de la clientèle
après la sainte Catherine date à laquelle, les plantations racines nues peuvent commencer.
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28 novembre, jour de la livraison, notre achat comportait 14 sujets
de variètés differentes.
Les emplacements étaient préts depuis le mois de septembre.
Premier jour, les plus gros sujets ont été installés.
Le soleil brillait, la température un peu fraîche, mais les conditions
étaient optimales pour travailler.
Le lendemain, brusque changement de temps dans la nuit, le jardin
avait enfilé son manteau blanc.
Bref ! un temps à ne pas laisser un jardinier dehors !
Mais voila ! à l'arrachage, ce conifère avait perdu la terre qui enrobait
ses racines.
Elles étaient à nues et risquaient de se déssècher rapidement si je ne
le plantais pas au plus vite.
Je décidais d'appliquer une vieille méthode apprise par mon père.
A une époque, que les moins de trente ans ne  peuvent pas connaitre, les
conifères étaient vendus racines nues.
Aprés avoir fait tremper de la tourbe dans l'eau ( deux grands seaux),
j'ai aplliqué cette mixture sur les racines comme le pralinage
effectué sur les rosiers à la plantation.
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A la livraison, l'arbuste mesurait 1.30 m.
A présent il dépasse 4 m.
Deux tailles annuelles, le maintiennent dans une stature raisonnable.
Par respect pour le végétal, les coupes se font au sécateur, en dégradé,
et non à la cisaille.
 La main de la jardinière doit se remarquer, sans excès.


Après la réfection de la pelouse, dans sa vasque de pierre, le plumbago
apporte un peu de couleur.


Rosier "Rush"
De l'autre côté de l'allée, sans rechercher la symétie, le rosier
"Rush" anime le massif tout l'été .



Le Mont Blanc depuis le sommet du Brévent (2525m).

Très belle journée